Chloé Lepourry
Enseignante département machine sur le site ENSM de Saint-Malo
“➡️Pourquoi avez-vous rejoint l’ENSM ?
🖋️Devenue maman, la vie embarquée devenait difficile pour mon fils. Donc l’équilibre familial a nécessité une remise en cause de ma profession.
Dans les diverses démarches pour me faire une idée de l’intérêt que susciterait mon CV pour des entreprises à terre, j’ai contacté l’ENSM d’abord dans l’idée de postuler au CESAME puis après discussion avec des enseignants, j’ai découvert que je pouvais postuler en tant que professeur grâce à mon DESMM.
Et me revoilà sur les bancs de l’ENSM mais de l’autre côté de la classe !
J’avais peur que la navigation me manque, car j’ai beaucoup travaillé pour devenir officier et me faire un « trou » dans la profession. Mais je ne regrette pas car vient le temps de profiter pleinement de ma vie de famille que je peux enfin totalement partager avec mon fils et mes proches tout en gardant un pied dans le milieu professionnel maritime.
J’avais peur aussi de devenir rapidement un prof démotivé par sa routine quotidienne. Mais je me suis vite rendu compte que beaucoup de projets et de missions divers « gravitent » autour de l’enseignement.
➡️Que faisiez-vous avant ?
🖋️J’étais officier polyvalente pont et machine diplômée DESMM. J’ai navigué en tant que chef de quart machine et pont pendant plus de 10 ans.
J’ai repris mes études à 27 ans pour devenir marin et passer le concours d’entrée à l’ENMM. Avant j’étais « éducatrice à l’environnement » pour la fondation Nicolas Hulot. Ce poste m’a embarquée sur un vieux gréement pendant 3 ans, durant lesquels j’ai découvert la Marine Marchande.
➡️Quel serait votre conseil à un enseignant qui hésite à venir à l’ENSM ?
🖋️Ne pas hésiter à passer le pas. Ce n’est pas irrémédiable. Les conditions de travail sont très confortables par rapport à une vie d’officier embarqué. Une fois testé il est plus facile de prendre une décision.
➡️Le mot de la fin ?
🖋️Lorsque j’ai fini ma dernière année de DESMM je m’étais jurée de ne plus jamais remettre les pieds à l’école ! Ne jamais dire jamais !”