[Mémoire étudiant] : Plastocène : Pollution plastique et urgence d’une mobilisation mondiale.

Caroline Maréchal, Élève officier polyvalente en dernière année, a choisi les sujets de la pollution plastique et de l’urgence d’une mobilisation mondiale pour développer son mémoire. Rencontre à travers des questions pour comprendre son processus d’écriture.

Rencontre à travers des questions pour comprendre son processus d’écriture.

Pourquoi ce sujet de mémoire ?


”Le choix de mon sujet a été guidé par plusieurs critères : une thématique, facile à traiter, pour laquelle la documentation ne manque pas, qui soit d’actualité et qui me plaise un minimum.
La pollution plastique coche toutes les cases. C’est un sujet d’actualité et d’envergure mondiale. C’est un sujet constamment étudié, sur des plans aussi bien scientifique qu’économique. Enfin, c’est un sujet qui touche tout le monde : nous en sommes tous à la fois acteur et victime.”

Qu’as-tu appris en écrivant ce mémoire ?


”L’étude des rapports rédigés par l’OCDE, sur lesquels se base la troisième partie du mémoire, m’ont permis de réaliser l’urgence de la situation. Les résumer en une seule phrase pourrait être fait avec « on est foutu ».
Certes, j’ai énormément appris durant mes recherches : d’où vient le plastique, quels en sont les types, lesquels sont recyclables…Mais j’ai surtout pris conscience qu’il est un réel poison pour l’Homme.”

Quelle partie as-tu préféré écrire ?


”J’ai adoré écrire l’intégralité de mon mémoire !
Du préambule, rédigé en dernier, dans lequel j’explique mon cheminement personnel et la manière dont ce travail m’a fait grandir. À la conclusion, où j’attaque le lecteur et l’invite à se positionner entre indifférence et engagement.
Mon mémoire a pour objectif de sensibiliser ses lecteurs en les amenant à remettre en question leur mode de consommation. C’est pour cette raison que la partie 2.1.1- est celle que j’ai préféré écrire. C’est elle qui, je crois, m’a permis d’atteindre mon but, et s’il ne fallait lire qu’une portion du mémoire, je vous la conseillerais sans hésiter.
Le paragraphe « agir en tant que citoyen » se veut être critique et vous donnera des pistes de réflexion. Elle m’a demandé beaucoup de travail car dans le premier jet d’écriture, je m’adressais directement au lecteur, en le vouvoyant, pour qu’il se sente profondément concerné. Finalement, les règles de rédaction m’ont amené à la repenser pour la rendre plus académique.”

En bonus : une anecdote ?

“Saviez-vous que la première source de microplastiques primaires est le lavage des vêtements ?
Une enquête, que j’ai réalisé sous la forme d’un questionnaire, a révélé qu’à peine 1/3 de la population se préoccupe de la composition des vêtements qu’elle porte. Par ailleurs, la multiplication des matériaux disponibles pour le domaine du textile a apporté de la confusion chez le consommateur, qui est devenu difficilement capable de faire la différence entre les fibres naturelles et synthétiques.
En fait, certains répondants ont sélectionné « mélange » pour le coton, l’un d’entre eux à même cocher « synthétique »…”

Pourquoi lire ton mémoire ?
”En réalité, la réponse à cette question se trouve dans le préambule de mon travail. Comme évoqué précédemment, il a pour objectif de sensibiliser. Cela implique donc d’abord une bonne compréhension du problème ainsi qu’une mise en avant des enjeux.
La lecture débute donc par une définition de la pollution plastique en mots simples (malgré quelques termes scientifiques inévitables), et une exposition des dangers, pas seulement pour l’environnement, mais également pour nous.
Par la suite, elle amène le lecteur à survoler son mode de consommation pour l’inviter à consommer moins de manière générale. L’argumentaire veut le pousser à chercher des alternatives au plastique. Enfin le mémoire évoque le stade de non retour atteint par la société actuelle, bercée par la surconsommation et l’individualisme.”

Le mot de la fin
”Au total, le mot « plastique » apparait 284 fois dans le mémoire. Répartis sur 43 pages, c’est à la 24 que le record est battu : 14 au total.”

Merci Caroline, bon vent et bonne mer pour la suite !